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Lundi 14 janvier 2008

Gel-vert.jpgAu cours du Natural Beauty Summit, les professionnels de la cosmétique ont planché sur les fondements d'un label qui serait reconnu par tous les pays européens. Une avancée en terme d'harmonisation et de transparence. Sandie Jordane, organisatrice de l'événement, nous en explique les enjeux.

Pour Courrier Cadres

Courrier Cadres : Que représente le Natural Beauty Summit, dont la dernière édition s’est tenue du 29 novembre au 1er décembre?

Sandie Jordane : Cet événement rassemble les professionnels de la profession de la cosmétique bio. Cette année, les 250 personnes participant au sommet représentaient 24 nationalités différentes des cinq continents. Une majorité d’Européens (85%, dont 45% de Français et 20% d’Anglais), mais aussi 8% d’Américains et 6% d’Asiatiques. Tous les fondateurs de marques « historiques » comme Veleda, Aveda, Kores ou Sanoflor étaient présents pour assister aux 30 conférences prévues.


Courrier Cadres : Ces professionnels ont beaucoup travaillé sur l’idée d’un label européen…

Sandie Jordane : En effet, une centaine d’entre eux s’étaient retrouvés la veille de l’événement pour avancer sur l’élaboration d’un label commun. Lequel est en très bonne voie puisqu’il est prévu de le valider en juin 2008. Cette réunion a permis de lever certains points de blocage. Comme par exemple le fait d’imposer un pourcentage d’ingrédients bio dans le produit final, pourcentage différent selon les pays. En France, l’organisme certificateur Ecocert impose 95% d’ingrédients d’origine végétale. Et 95% de ces 95% doivent être issus de l’agriculture biologique. L’exigence est très élevée. Alors que Allemagne estime qu’il est plus important de privilégier la biodynamique des plantes en s’interdisant un quelconque traitement chimique des sols et des végétaux.


Courrier Cadres : Quels étaient les autres points de blocage ?

Sandie Jordane : L’utilisation de l’eau comme ingrédient naturel. Comme par exemple le fait d’utiliser de l’hydrola, appelée également eau florale. Il s’agit des résidus acqueux de la distillation par vapeur d’eau. On les obtient au cours du traitement des plantes dans un alambic afin de recueillir les huiles essentielles. Même si elles sont moins concentrées que ces dernières, les eaux florales recèlent de vraies vertus thérapeutiques et certaines marques préfèrent les utiliser plutôt que d’ajouter de l’eau distillée normale. Ecocert estime que ces eaux florales représentent un actif végétal, c’est-à-dire un ingrédient naturel issu de l’agriclture biologique, ce qui n’est pas le cas de l’eau distillée. Or, quand vous ajoutez de l’eau florale à un produit, vous atteignez facilement le fameux pourcentage de 95%. Car certains produits cosmétiques sont composés de 70% d’eau. Le BDIH (organisme certificateur allemand), quant à lui, ne reconnaît pas l’eau florale comme produit naturel.


Courrier Cadres : Si l’on espérait des avancées significatives en ce qui concerne un futur label commun, il y a eu également une grosse surprise que personne n’attendait…

Sandie Jordane : Effectivement, le PDG allemand de Veleda avait demandé à prendre la parole quelques minutes avant l’ouverture de l’événement. Et là, il annonce à la stupeur général la création d’un groupement d’intérêt baptisé Natrue, basé à Bruxelles, et dont la mission était clairement de faire avancer le débat autour du label européen. A l’origine de cette structure : les principaux fabricants de cosmétique allemands, l’idée étant de réunir tous les professionnels européens. A la fois réseau et plateforme internationale, Natrue entend veiller sur les intérêts des fabricants, préconise une définition claire des produits dits naturels et la mise en place d’un label précis. Avec, en filigrane, une réglementation sur l’utilisation du terme bio, voire une loi.


Courrier cadres : Natrue a fait naître une certaine polémique…

Sandie Jordane : D’une part, les marques à l’origine de Natrue avaient toutes contribuer à la création de l’association BDIH, d’où une certaine incompréhension de voir ces professionnels délaisser la première pour créer la deuxième. D’autre part, Ecocert, organisme certificateur de référence travaillant avec les ministères de l’Indistrie et de l’Agriculture, et qui planche depuis quatre ans à l’élaboration d’un label européen, a peu apprécié de ne pas avoir été informé de cette initiative, en marge du travail déjà réalisé.


Courrier Cadres : En marge de ces initiatives, des associations comme Cosmebio ou Cosmed ou encore les PME de la Cosmetic Valley souhaiteraient créer leur propre cahier des charges.


Sandie Jordane : Il est vrai que ces associations, qui rassemblent des industriels, sont souvent en conflit avec les exigences d’Ecocert. Car pour créer leurs produits, ils utilisent encore des produits synthétiques ou pétrochimiques autorisés, et dont la liste est mises à jour par Ecocert. Or si ce dernier se rend compte que certaines substances s’avèrent dangereuses ou peu stables, il le suppriment de la liste. Certes, Ecocert propose un palliatif naturel aux produits qu’elle retire de la liste mais les industriels qui avaient utilisé ces produits en toute bonne fois pour créer leur gamme ne peuvent plus y apposer le label. D’où un énorme manque à gagner et la tentation très forte de créer leur propre label. Il faudrait n’utiliser que des produits naturels, mais il est vrai qu’ils sont souvent plus chers et que qu’il est très difficile de remplacer certaines substances de synthèse, comme les tenso-actifs ou certains conservateurs.


Courrier Cadres : Même si les travaux sont encore en cours, quels sont selon vous les contours du futur label européen ?

Sandie Jordane : Ce label commun européen qui va bientôt voir le jour permettra enfin de remettre à plat tous ces logos divers et variés qui s’affiichent sur les produits et auxquels le consommateur ne comprend rien. Cette harmonisation va permettre une démarche cohérente car elle intégrera toute la chaîne et pas seulement le pourcentage d’ingrédients naturels : ce sera une véritable démarche transversale qui visera à protéger l’environnement depuis le produit d’origine jusqu’au produit final en passant par toutes les étapes de sa fabrication. Cela signifira nettoyer l’usine avec des solvants biodégradables, utiliser des lampes à faible énergie, recycler les déchets, etc. Le label européen sera durable, équitable, éthique et bio.


par A. Hernandez, créatrice de Nature d'ailleurs publié dans : Produits BIO et naturels commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Dimanche 13 janvier 2008

huile2.jpgOriginaire du Maroc, l'huile d'argan est tirée de l’arganier. Riche en vitamine E et en agents nettoyants naturels, l’huile d’argan est reconnue pour ses propriétés nourrissantes, régénérantes et restructurantes. Son fort pouvoir antioxydant compense en profondeur la dénutrition de la peau, responsable du vieillissement cellulaire.

 

Précieuse pour revitaliser les peaux sèches

 

L’huile d’argan est utilisée depuis des siècles par les femmes berbères pour ses propriétés cosmétiques exceptionnelles. Trésor de la nature, cette huile de couleur miel est gorgée d'acides gras essentiels oméga 3 et 6 et de vitamine E, antioxydants recommandés pour prévenir le dessèchement prématuré de la peau, elle combat le vieillissement cutané naturel et redonne à la peau son éclat en améliorant son hydratation, recommandée aussi pour régénérer les épidermes fatigués. Véritable cure de jouvence des peaux fatiguées, son odeur subtile proche de la noisette augmente le plaisir de l’application.

 

Comment l’utiliser ?

 

Pour le visage : L’huile d’argan s'utilise en massages légers sur le visage. Elle est anti acné, anti psoriasis, anti rougeurs et aussi anti vieillissement. Les peaux jeunes, les peau matures ainsi que les peux métisses (noires, asiatiques) peuvent l’utiliser pour conserver l’éclat naturel de leur épiderme. Pour le corps : En massage circulaires pour adoucir les parties sèches ou après une exposition au soleil pour réhydrater la peau. Après une séance de Hammam, dès que la peau a été exfoliée avec le savon noir, appliquer l’huile d’argan pour nourrir la peau. Les sportifs l'utilisent également au niveau musculaire.

 

Le rôle social de cette huile au Maroc

 

La grande majorité de la production d'huile d'argan passe par le biais des coopératives féminines d'huile d'argan. Un programme soutenu par l’Union européenne porte sur l'amélioration des conditions de travail de la femme rurale et surtout sur une gestion durable des domaines de l'argan dans le sud-ouest du Maroc, afin d’éviter le pillage des ressources naturelles. Equité et développement durable se retrouvent alors dans cette production.

 

ATTENTION : L'huile d'argan est une huile très précieuse. Il faut en moyenne 6 jours à une femme pour extraire 1 litre d'huile. Une huile pure sera toujours plus chère mais garantira 100 % des bienfaits du produit. 

Chez Nature d'Ailleurs, nous aimons les marques qui respectent des engagements qualitatifs et humains dans leurs produits à base d'huile d'argan. SENTEURS DU SUD, NARJIS et ISSAHRA vous proposent toute une gamme de produits adaptés à toutes les peaux.


par A. Hernandez, créatrice de Nature d'ailleurs publié dans : Ingrédients naturels du monde commentaires (2)    ajouter un commentaire recommander
Dimanche 13 janvier 2008
Th--2.jpgL'origine du thé
 

D'origine chinoise, où il est connu depuis l'Antiquité, le thé est aujourd'hui la boisson la plus bue au monde après l'eau. Le thé peut prendre des formes très diverses : additionnée de lait et de sucre ou longuement bouilli avec des épices.

 

Selon la légende chinoise, l'utilisation du thé comme boisson serait apparue en l'an 2737 avant notre ère, quand des feuilles se seraient détachées d'un arbre pour tomber dans l'eau chaude de l'Empereur Shen Nung. Des récipients à thé datant de la dynastie Han (de -206 à 220) ont été retrouvés, mais c'est sous la dynastie des Tang (618 - 907) que le thé a été clairement identifié comme la boisson populaire.

 
La cueillette traditionnelle du thé
 

La cueillette du thé s'effectue encore à la main, le plus souvent par des femmes, sauf au Japon et en Géorgie où elle est mécanisée. Elle se pratique plusieurs fois par an, jusqu'à quatre fois ou plus suivant les régions. Les cueillettes se font par round de 4 à 14 jours, le temps que le théier se renouvelle.

 

Les feuilles de thé les plus jeunes sont vert clair. Ce sont les plus riches en substance (caféine, tanin, etc) et celles qui fournissent la boisson la plus goûteuse et la plus raffinée. À l'extrémité des branches se trouve un bourgeon recouvert d'un duvet blanchâtre, le pekoe, qui signifie en chinois duvet blanc et qui n'est autre que la jeune pousse enroulée sur elle-même. Ce bourgeon est particulièrement recherché. Plus on redescend sur la branche, plus les feuilles sont larges et moins la boisson sera savoureuse.

 

Le thé vert : Le thé vert est un thé dont les feuilles, après la cueillette, seront le plus souvent flétries et chauffées à haute température, afin de neutraliser les enzymes responsables de l'oxydation. Elles seront ensuite roulées et séchées plusieurs fois afin d'obtenir une forme particulière. On peut distinguer deux méthodes principales pour obtenir du thé vert. La méthode chinoise, d'une part, par laquelle les feuilles sont chauffées dans de grandes bassines de cuivre placées sur le feu ; la méthode japonaise, d'autre part, par laquelle les feuilles seront chauffées à la vapeur, très brièvement, en moins d'une minute, avant d'être roulées et séchées.

 

Le thé blanc : Thé d'origine chinoise, il est très délicat et ne subit aucune fermentation. Les trois premières feuilles, dont le bourgeon, peuvent être présentes, toujours entières. Elles sont simplement séchées à l'air libre.

 
Les vertus du thé
 

Une simple tasse de thé est un mélange complexe de plus de 500 substances actives. Outre les différences liées à la nature du thé, la durée d'infusion, la nature et la température de l'eau entraînent une variabilité extrême de la composition de la boisson.

 

Les principaux composants du thé sont l'eau (environ 75 % du thé « sec »), des tanins (environ 4 %), des protéines (~4 %, seule l'albumine est soluble dans l'eau), des lipides (moins de 1 %), des acides organiques, des vitamines (A, B, C, E, P), des minéraux (potassium, fluor, phosphore, magnésium) et des centaines de substances aromatiques ou aux propriétés pharmacologiques (caféine, théophylline, théobromine, etc.).

 

Le thé est également un excellent antioxydant. La consommation d'une tasse de thé assure une protection antioxydante maximale après une à cinq heures. La catéchine et les molécules apparentées sont les principaux polyphénols du thé. Il est donc naturel que le thé entre dans la composition de beaucoup de produits cosmétiques. Son action varie selon la complexité de la formule et la pureté des autres ingrédients qu'elle contient.


par A. Hernandez, créatrice de Nature d'ailleurs publié dans : Ingrédients naturels du monde commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
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